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Lieu
Salle Raoul-Barré
Artiste(s)
Boris Labbé
Admission
Entrée libre
Du 23 juin au 21 août 2022

Boris Labbé a participé à la résidence en cinéma d'animation de la Cinémathèque en 2019. C'est dans ce cadre qu'il développe les prémices de Monade, un projet qui propose de croiser deux conceptions : celle de l'image-monde fenêtrée et celle de l'image-sensible close sur elle-même. Cette installation multi-écrans, à la fois conceptuelle et profondément sensorielle, immerge le spectateur dans un flux d'animations et de projections lumineuses.

Le vernissage de Monade aura lieu le 22 juin à 17 h.

Après les vanités, danses macabres et autres iconographies médiévales, l’artiste visuel et animateur Boris Labbé prend comme point de départ l’art de la mémoire, discipline aux origines antiques, pour en faire émerger cette installation audiovisuelle en trois parties.

S’offre à nous une synthèse sensorielle de sa perception de l’univers, une suite quasi mathématique de présents en train de se faire qui prend forme dans l’aléatoire de boucles temporelles — les cycles d’animation et la répétition étant au coeur de la construction des films de l’artiste.

Boris Labbé se plonge dans la mémoire du monde pour en extraire un vocabulaire qui tend vers l’abstraction. Inspiré d’une lecture deleuzienne — Le pli : Leibniz et le baroque (1988) —, l’installation s’ouvre sur une première projection, La Monade. Ce terme, associé principalement au philosophe Leibniz, renvoie à l’idée d’unité, de substance indivisible qui abrite une expression du monde. Nous commençons donc au coeur de la matière, de l’infiniment petit, ici à un stade presque minéral. Dans la perspective de la salle se dévoile alors La Façade, tissu de l’âme composé d’une multitude de plis mouvant comme autant de réalités ou de sensations confuses qui s’entremêlent. Dans Les machines de mémoire, nous retrouvons finalement une prise plus concrète avec le vivant et le non-vivant, alors que nous reconnaissons, entre deux métamorphoses, des bribes de lieux, de formes humaines, de motifs.

La composition sonore de Daniele Ghisi, entre musique et design sonore, parsemée de quelques voix, amplifie, accompagne ou perturbe nos sens. L'audiovisuel ainsi conjugué voudrait nous faire vivre (ou revivre) des sensations cachées dans les recoins (les fameux plis) de nos âmes.

Monade s’inscrit dans le prolongement des précédentes explorations de Boris Labbé qui, tout en étant chargées de références philosophiques et artistiques, ne manquent pas d’alimenter l’imaginaire et de ravir les sens. L’artiste nous propose une nouvelle fois une vision singulière des êtres et des choses, nichée dans les plis et les replis du monde.

Boris Labbé

Boris Labbé est un artiste et cinéaste d'animation français. Il étudie à l’École supérieure d’art des Pyrénées de Tarbes, puis à l’École de cinéma d’animation d’Angoulême jusqu’en 2011. Par la suite, l’artiste effectue plusieurs résidences dont la résidence d’animation de la Cinémathèque québécoise. Ses travaux ont été montrés lors d’expositions d’art contemporain en France et à l’étranger (Japon, États-Unis, Canada, Espagne, Croatie) ; projetés dans plus de trois cents festivals de cinéma internationaux (dont Cannes, Clermont-Ferrand, Annecy, Ottawa, Toronto, Hiroshima...) ; diffusés à la télévision (France 2, Numéro 23, Movistar+) ; ou joués lors de concerts audiovisuels (avec l’Orchestre National de Lyon, l’Ensemble Intercontemporain, l’Orchestre des Pays de Savoie). L'installation Danse Macabre est présentée à la Cinémathèque québécoise en 2016. En 2020 il collabore avec le chorégraphe Angelin Preljocaj et signe la scénographie vidéo du spectacle Le Lac des Cygnes. Il collabore depuis 2014 avec Sacrebleu Productions pour son travail de cinéaste. Il est également représenté par la galerie re.riddle (San Francisco) et la galerie Miyu (Paris). Plus récemment il collabore avec Bandini Films et VIDEOFORMES pour donner corps au projet Monade (2020).

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