Action ! Si un mot évoque le cinéma, la tension des tournages, la focalisation des regards, c’est bien celui-là. L’action est très souvent au cœur du cinéma populaire : Harold Lloyd suspendu aux aiguilles d’une horloge dans Safety Last! (1923), Cary Grant menacé et mitraillé par un avion dans North by Northwest (1959), Franka Potente à bout de souffle dans Cours Lola, Cours (1998)... Le western, les films de cap et d’épée, ceux d’arts martiaux ou d’aventure, les polars, tous ces genres reposent sur l’action, parfois frénétique, parfois minutieusement dosée.
Des films de Sergueï Eisenstein à Gilles Carle, de John Ford à John Boorman et Werner Herzog, en passant par Paul Verhoeven, Kathryn Bigelow, Park Chan-wook, Érik Canuel et Nicolas Winding Refn, ce cycle vous promet de passer par toute la gamme des émotions, du rire aux frissons, de la peur à la satisfaction.
Le solitaire Django, après avoir pris la défense d’une prostituée, se retrouve au milieu du conflit opposant des révolutionnaires mexicains à une bande de confédérés suprémacistes. S’attaquant au fanatisme et au racisme, Corbucci signe l’un des westerns les plus violents jamais réalisés et révèle une star en la personne de Franco Nero (qui jouera entre autres dans Le mercenaire du même Corbucci et Keoma de Castellari). Le nom Django sera abusivement repris à des fins d’exploitation pour une trentaine d’autres films. Tarantino a quant à lui rendu explicitement hommage au film de Corbucci avec son Django Unchained.

Sergio Corbucci
Né en 1926 à Rome, Sergio Corbucci travaille pendant un temps comme journaliste avant de devenir assistant réalisateur. Il débute sa carrière de cinéaste en 1951 avec un mélodrame, Salvate mia figlia, et œuvre au cours des années qui suivent dans tous les genres populaires en vogue, du film musical au péplum en passant par des comédies mettant en vedette Totò. En 1964, il réalise coup sur coup deux westerns, Massacre au grand canyon et Minnesota Clay, devenant aux côtés de Sergio Leone un pionnier du « western spaghetti ». Au sein de ce genre, Corbucci va faire de l’acteur Franco Nero une icône et va signer ses plus grandes réussites, qui se distinguent par leur noirceur et leur cruauté exacerbées, comme Django (1966), Le grand silence (1968) et Le mercenaire (1968). Il réalise encore quelques westerns dans les années 1970, mais renoue surtout avec la comédie populaire, genre auquel il va essentiellement se consacrer pendant le reste de sa carrière.






