Skip to contentSkip to navigation
King and Country (VOSTF)
Lieu
Salle de projection principale
Date
Le 5 juin 2024
Durée
86 min
Cycles
Joseph Losey, l'indomptable

Vu d’aujourd’hui, le cinéma de Joseph Losey, décédé il y a quarante ans, a quelque chose d’insaisissable. Loin des tics de mise en scène et des genres de prédilection qui caractérisent bien des œuvres, celle de Losey semble hétéroclite et touche-à-tout, ce qui a pu condamner à un oubli injuste une part de sa filmographie d’envergure. Des années 1940 aux années 1980, il s’est essayé au drame psychologique, au fantastique, à la comédie, au film policier ou au film historique, avec une précision dans l’étude des caractères, une intensité émotionnelle et un sens de la mise en scène toujours renouvelés. Ami de Bertolt Brecht et anglais d’adoption après avoir été chassé des États-Unis par le maccarthysme, Losey a forgé avec patience et assurance sa vision du monde à travers une galerie de personnages disparates, mais ayant souvent en commun d’être traqués, stigmatisés ou isolés.

Lauréat de la meilleure interprétation masculine pour Tom Courtenay, Mostra de Venise 1964

King and Country
Réalisé par
Joseph Losey
Langue
VOSTF
Mettant en vedette
Dirk Bogarde, Tom Courtenay, Leo McKern
Pays
Royaume-Uni
Année
1964
Durée
86 min
Genre
Drame, guerre
Format
Numérique
Synopsis

En 1917, dans l'enfer des tranchées, un soldat anglais, Arthur Hamp, est accusé de désertion après avoir quitté le front pour rejoindre sa famille. En cour martiale, le capitaine Hargreaves, son avocat militaire, va tout faire pour le sauver de l'éxecution.

King and Country
Prix et reconnaissances

Joseph Losey

Né en 1909 dans le Wisconsin, Joseph Losey entame des études de médecine à Harvard avant de bifurquer vers le théâtre. La crise de 1929 le sensibilise aux questions sociales et il s’impose, dans les années 1930, comme un metteur en scène de théâtre engagé. Il se rend en Union soviétique où il rencontre Bertolt Brecht, avec lequel il travaillera par la suite. De retour aux États-Unis, il commence sa carrière de réalisateur tout en s’investissant dans le parti communiste, ce qui lui vaut d’être inquiété par les instances maccarthystes. Il est donc contraint de s’exiler au Royaume-Uni et réalise dès lors tous ses films en Europe. Dans les années 1960, il rencontre Harold Pinter, qui va scénariser trois grands jalons dans sa filmographie : The Servant, Accident et The Go-Between, qui obtient la Palme d’or au Festival de Cannes 1971.

Explorer

Notre blogue

Les nombreux damnés de Joseph Losey

La notion d'arbitraire semble dicter la vie et l'œuvre de Joseph Losey, tout comme le cheminement de ses protagonistes, faisant de l'oppression et de l'injustice des fils rouges dans sa filmographie.

Losey l'insaisissable

La force créative de Losey va de pair avec sa capacité à brouiller les pistes.

Distribution
À propos de Joseph Losey
Filmographie
Ouvrir