La déesse des mouches à feu
L'Institut national de l'image et du son célèbre son anniversaire. À cette occasion, notre voisin du quadrilatère Maisonneuve - Saint-Denis s'invite chez nous pour présenter quelques courts métrages qui ont marqué l'institution, en annonçant l'arrivée de nouvelles générations de cinéastes dont nous montrerons en même temps les titres phares.
En présence de la cinéaste Anaïs Barbeau-Lavalette
Précédé du court métrage Les mots bleus
Lauréat de 7 Prix Iris, Gala Québec Cinéma 2021
Dans un café-bar où sa mère travaille, Angèle, fillette sourde d’une dizaine d’années, parvient à faire sortir Klidas, un vieil homme triste, du silence où il s’est enfermé.

Alors que ses parents s'apprêtent à divorcer, une adolescente timide bascule dans le camp des délinquants de son école secondaire et se met à goûter aux paradis artificiels. Inspiré du roman de Geneviève Pettersen.

Anaïs Barbeau-Lavalette
Née d’une lignée d’artistes engagés et polyglotte, Anaïs-Barbeau-Lavalette est l'une des figures de proue de sa génération. Son œuvre cinématographique a été maintes fois primée ici et à l’international. L’engagement social, la pauvreté, l’enfance et l’adolescence dans la marge sont quelques-uns des thèmes qui traversent ses documentaires. Elle signe quatre longs métrages de fiction où elle touche en filigrane aux luttes sociales et aux grands conflits du monde avec un regard toujours tourné vers l’individu et la quête de sens et de beauté. Ses inspirations lui viennent souvent du terrain, comme c'est le cas pour Le ring (2007) et Inch’Allah (2012). Son troisième long métrage, La déesse des mouches à feu (2020), est le premier film écoresponsable tourné au Québec; une expérience qui fait office de modèle dans l’industrie. Chien blanc (2023), tiré du roman de Romain Gary offre une réflexion sur le white savior. En collaboration avec Émile Proulx-Cloutier, elle crée trois documentaires scéniques, où des gens racontent sur scène leur propre histoire. Elle est aussi l'auteure de plusieurs livres, dont quatre romans : Je voudrais qu’on m’efface (2010), La femme qui fuit (2015), Femme forêt (2021) et Femme fleuve (2022). Nommée Artiste de la paix en 2012, elle co-fonde le mouvement environnemental Mères au front en 2020. Son action face à la « négligence » politique par rapport à la crise environnementale annoncée est une énergie qui la porte au quotidien.







