La terre
En collaboration avec les programmatrices ukraino-canadiennes Alina Senchenko et Iryna Borzilova, nous proposons un panorama de l'histoire du cinéma ukrainien, de la période soviétique jusqu'à nos jours, nous permettant de couvrir près de cent ans d'histoire du cinéma. Une portion des recettes de ce cycle seront versées aux victimes de la guerre en Ukraine via la Maple Hope Foundation.
Accompagné au piano par Gabriel Thibaudeau
Conservé dans nos collections
Écrivain, enseignant et réalisateur prolifique, Oleksandr Dovzhenko est considéré comme le « père » du cinéma ukrainien. Les œuvres de Dovzhenko ont eu une influence profonde sur les cinéastes en Ukraine et à l'étranger. Parmi ses œuvres les plus connues à l'échelle internationale figure La terre. Ce film est le troisième volet d'une trilogie qui comprend également Zvenigora (1928) et Arsenal (1929), chacun traitant de l'Ukraine et de ses transformations sociales dans un contexte de guerre et de collectivisation. La terre dépeint de manière poignante la période de transformation du secteur industriel à travers une lutte tragique entre des générations incapables de se comprendre. Avec beaucoup d'amour, à travers des images poétiques, Dovzhenko nous montre le lien qui unit le peuple ukrainien à son environnement naturel.

Oleksandr Dovzhenko
Oleksandr Dovzhenko est un cinéaste ukrainien soviétique. Ses films les plus connus sont Arsenal (1929) et La terre (1930) qui forment avec Zvenigora (1928) sa « trilogie ukrainienne ». C'est à ce titre que certains historiens le considèrent comme l’un des fondateurs du cinéma ukrainien. L’Ukraine a inspiré plusieurs de ses films. Il a commencé à travailler dans le milieu du cinéma comme scénariste en 1925, puis comme réalisateur, à l’âge de 32 ans. En 1935, après avoir complété Aerograd, Joseph Staline lui suggère de créer un film mettant en scène Nikolaï Chtchors, un militaire de la guerre civile russe alors pratiquement oublié. Après avoir soumis plusieurs versions de scénario à la direction générale du cinéma et au Politburo, il réalise le film qui sera un grand succès. En 1941, il est correspondant de guerre et prépare La bataille pour notre Ukraine soviétique, un documentaire qu'il tourne deux ans plus tard. Cette fois-ci, le film déplaît à Staline. Dovjenko est alors convoqué à une réunion du Politburo où il se voit sévèrement reprocher le contenu révisionniste de son œuvre. À partir de cette date, il travaille en partie en disgrâce. Dovjenko a été le mentor des jeunes cinéastes ukrainiens Larissa Chepitko et Sergueï Paradjanov. En 1994, le Centre Dovjenko, la cinémathèque ukrainienne, est fondé en son honneur.









