Le nom de la rose
À travers les films de Bresson, Annaud et Zeffirelli, nous proposons un cycle qui rend compte de la représentation du monde médiéval à travers le cinéma. Du même coup, nous y prenons la mesure de la résonance de ce monde dans le nôtre.
Lauréat du César du meilleur film étranger en 1987
Jean-Jacques Annaud réalise cette adaptation du best-seller d’Umberto Eco pour en faire une sorte de Sherlock Holmes médiéval, avec Sean Connery dans le rôle principal (le nom de son personnage, Guillaume de Baskerville, est une référence directe au détective créé par Arthur Conan Doyle) et le jeune Christian Slater occupant la place du Docteur Watson. Alors que le roman d’Eco se terminait face à l’inquisition triomphante et la victoire de la noirceur, le réalisateur et ses scénaristes transforment la finale pour célébrer l’arrivée des lumières.

Jean-Jacques Annaud
Jean-Jacques Annaud est un réalisateur, producteur de cinéma et scénariste français. Il fait ses armes en réalisant des films publicitaires pour la télévision et les salles de cinéma. En 1973, il obtient la Palme d'or du Festival international des films publicitaires à Cannes pour l’une de ses publicités, Crackers Belin. Après avoir rencontré François Truffaut qui aime ses mini-comédies et son sens du montage, ce dernier le met en contact avec le producteur Claude Berri qui lui permet de réaliser son premier film, La victoire en chantant (1976). Malgré un échec commercial en France, le film obtient l'année suivante l'Oscar du meilleur film étranger, puis ressort en France sous le titre Noirs et Blancs en couleur (1977). Annaud est alors sollicité pour réaliser Coup de tête (1979), écrit par Francis Veber et interprété par Patrick Dewaere. Il s'attaque ensuite à des projets coûteux et ambitieux tels que La guerre du feu (1981) et L'ours (1988), deux films pour lesquels il reçoit le César du meilleur réalisateur. Il montre aussi un savoir-faire de technicien solide en adaptant Le nom de la rose (1986) d'Umberto Eco et L'amant (1992) de Marguerite Duras. Réputé pour être perfectionniste, il supervise lui-même chaque étape de la fabrication de ses films. Il aime visiter des lieux exotiques, lointains et secrets dans le souci d'offrir un ailleurs qu'on ne pourrait voir qu'au cinéma.





