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Le son du Québec, de la Bretagne et des Franco-Terreneuviens

Le son du Québec, de la Bretagne et des Franco-Terreneuviens (VOF)
Lieu
Salle de projection principale
Date
Le 17 mars 2022
Durée
80 min
Cycles
Éléphant présente : Le son des Français d'Amérique

La série Le Son des Français d’Amérique est un inestimable joyau du patrimoine musical francophone d’Amérique du Nord, en plus de représenter un temps fort dans l’histoire du documentaire au Québec.

Les épisodes proposent un survol de plusieurs manifestations musicales liées à la culture orale et au fait francophone sur le continent nord-américain (Québec, Acadie, Louisiane, Missouri, Nouvelle-Angleterre, Ontario, Prairies), sans oublier les racines et influences européennes déterminantes (France [Poitou, Vendée, Bretagne], Irlande).  L’œuvre aux valeurs patrimoniales et anthropologiques indéniables a été inscrite au Registre international Mémoire du monde de l’UNESCO en 2017. La Cinémathèque conservait depuis une quarantaine d’années les éléments originaux de la série, mais la restauration de ce monument de notre culture exigeait des partenaires forts possédant une grande expertise. Ainsi, depuis 2017, le cinéaste André Gladu, la productrice Anouk Brault, la Cinémathèque québécoise, Éléphant : mémoire du cinéma québécois et l’Office national du film du Canada travaillent conjointement à la numérisation et à la restauration des 27 épisodes de la série. Les éléments originaux sur pellicule 16 mm sont conservés dans les réserves des collections de la Cinémathèque, ils ont été numérisés par l’ONF et Éléphant s’est chargé de la restauration complète de la série.

Ce cycle comprendra 18 épisodes restaurés de cette série exceptionnelle réalisée entre 1974 et 1980 par André Gladu et Michel Brault.

En présence d'André Gladu

Les ruine-babines (Québec)
Réalisé par
Michel Brault, André Gladu
Langue
VOF
Pays
Québec
Année
1975
Durée
25 min
Genre
Documentaire
Format
Numérique
Synopsis

Au Québec, « ruine-babine » est le nom populaire donné à l'harmonica (appelé aussi « musique à bouche »). C'est aussi le nom adopté par un groupe de jeunes musiciens de la région de Montréal. Fatigués d'entendre les rengaines creuses du show business nord-américain, ils ont décidé de retrouver leurs vraies racines musicales en retournant aux sources. Ils nous expliquent comment leur intérêt face à la musique québécoise traditionnelle s'est développé et comment chacun d'eux l'a découverte à sa façon.

Les ruine-babines (Québec)
Parler breton, c’était un crime ! (Bretagne)
Réalisé par
Michel Brault, André Gladu
Langue
VOF
Pays
Québec
Année
1980
Durée
27 min
Genre
Documentaire
Format
Numérique
Synopsis

Emmanuel Kerjean et Lomig Denniou nous font saisir l'âme celte par le chant et le déchant, dans ce deuxième film consacré à la chanson bretonne. Tourné en plein coeur de la Basse Bretagne où la langue maternelle des habitants est le breton, ce document résume bien l'esprit de cette série de films. Il nous fait comprendre pourquoi les peuples opprimés et colonisés deviennent des minorités et se réfugient dans leurs traditions musicales pour sauvegarder leur identité. Bien que la musique bretonne soit un exemple de survie face à une majorité de langue française, elle ressemble singulièrement à la quête des francophones d'Amérique, noyés dans un univers anglo-saxon.

Parler breton, c’était un crime ! (Bretagne)
Le dernier boutte (Terre-Neuve)
Réalisé par
Michel Brault, André Gladu
Langue
VOF
Pays
Québec
Année
1980
Durée
28 min
Genre
Documentaire
Format
Numérique
Synopsis

Les francophones de la Presqu’île de Port-au-Port, Terre-Neuve, sont descendants de déserteurs français et bretons auxquels s'ajoutèrent des réfugiés acadiens et des immigrants irlandais. De ses ancêtres qui avaient tous en commun le désir de fuir la tyrannie et l'exploitation, cette communauté originale a conservé un rare sens de la liberté. Ce film témoigne de l'histoire et de la vie actuelle de ce groupe isolé, victime des préjugés de son entourage. Illustration pénible du mépris dont ils sont l'objet, le dernier bout de la route nationale de Terre-Neuve qui mène chez eux n'a jamais été pavé...

Le dernier boutte (Terre-Neuve)

Présenté en collaboration avec

Logo - Éléphant mémoire du cinéma québécois

André Gladu

À partir des années 70, André Gladu réalise plusieurs documentaires sur le Québec et les peuples francophones d’Amérique, notamment Le reel du pendu (1971), Le son des Français d’Amérique (1974-1980) coréalisé avec Michel Brault, Marc-Aurèle Fortin (1983), Pellan (1985), Liberty Street Blues (1986) sur le jazz Nouvelle-Orléans, Gaston Miron – les outils du poète (1994). En 1987-88 il conçoit le projet de Musée de l’image en mouvement de la Cinémathèque québécoise. De 1997 à 2002, il est producteur au Studio culture et expérimentation, Programme français, de l’ONF. Par la suite à titre de cinéaste résident il crée : Tintamarre (2004) et Marron (2006). À partir de 2014, il réalise un cycle de courts métrages sur les traditions de Lanaudière : Le chant du monde (2015), Matawinie « La rencontre des eaux » (2016), L’esprit du violon Trad (2018), Excusez-là et L’autre bout du monde (2021). En 2015, il reçoit le Prix Hommages de l’Académie Charles-Cros. Le Prix du Québec Albert-Tessier pour le cinéma lui est décerné en 2018.

Michel Brault

Né en 1928, Michel Brault se consacre d’abord à la photographie. Il se joint à l’Office national du film en tant que caméraman en 1956. Il collaborera notamment à quelques films de la fameuse série Candid Eye, produite par l’équipe anglaise. Il se tourne graduellement vers la réalisation, domaine dans lequel il se distingue, à l’aide d’une caméra portable, avec laquelle il capte le paysage identitaire en mutation du Québec de la Révolution tranquille. Il tourne avec Gilles Groulx et Marcel Carrière le film fondateur Les raquetteurs en 1958. En 1963, Brault et Pierre Perrault tournent Pour la suite du monde, qui devient le premier classique du cinéma direct québécois. Il réalise aussi le film Les ordres en 1974. En plus de son travail de réalisateur, Michel Brault aura signé la direction de la photographie d’œuvres phares comme Entre tu et vous (Gilles Groulx, 1969), Mon oncle Antoine (Claude Jutra, 1971), Kamouraska (Claude Jutra, 1973) et Les bons débarras (Francis Mankiewicz, 1980). Sa carrière totalisera plus de 200 films, à titre de réalisateur ou de directeur photo.

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