L'Inde fantôme, 3e partie : les Indiens et le sacré + 4e partie : rêve et réalité
L'Inde fantôme est un sommet du documentaire ethnographique, mais aussi un carnet de voyage autobiographique (explicitement inspiré par l'écrivain Michel Leiris) et l'un des sommets tout court du cinéma de Louis Malle. Cette quête intime et documentaire, filmée en Inde juste avant mai 68 mérite une redécouverte en salle.
À noter qu'il y aura une pause d'environ 10 minutes entre les épisodes
Les parties 1 et 2, puis 5 à 7 de L'Inde fantôme seront présentées les 19 et 23 mars
Du 5 janvier au 1er mai 1968, Louis Malle tourne à travers l’Inde, sans scénario, en « improvisation totale » selon sa propre expression. Il en rapporte quelque quarante heures de film qui donneront d’abord un long métrage, Calcutta, et une série de sept films pour la télévision, L’Inde fantôme.

Louis Malle
Louis Malle est un cinéaste français. Il fait ses débuts en plein essor de la Nouvelle Vague, un mouvement avec lequel il partage d’abord plusieurs caractéristiques avant de tracer sa propre voie. Il réalise son premier long métrage de fiction, Ascenseur pour l’échafaud (1958), à l’âge de 25 ans. Mettant en vedette Jeanne Moreau et Maurice Ronet, le film joue sur les codes du film noir et remet en cause la dramaturgie du cinéma classique. Avec des films comme Les amants (1958) et Le voleur (1967), il s’attaque à la bourgeoisie et à l’élite politique, ses cibles favorites. Malle tourne également de nombreux documentaires, dont L’Inde fantôme : réflexions sur un voyage (1969), une série en sept épisodes. Après la controverse suscitée par Le souffle au cœur (1971) et Lacombe, Lucien (1974), il s’expatrie aux États-Unis, où il réalise plusieurs films avant de revenir en France. C’est alors la consécration de sa carrière avec Au revoir les enfants (1987). Marquée par la fluidité de son récit et la sobriété de sa mise en scène, cette œuvre est est considérée comme la plus émouvante et personnelle de sa carrière. Elle reçoit un triomphe critique et public, puis obtient plusieurs récompenses : le Lion d’or à Venise, le prix Louis-Delluc et sept Césars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Il confiera d’ailleurs que c’est cette histoire tragique qui l’a poussé vers le cinéma.





