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Majd holnap (VOSTF)
Lieu
Salle de projection principale
Date
Le 3 avril 2025
Durée
105 min
Cycles
Judit Elek, cinéaste directe

La jeunesse de la cinéaste hongroise Judit Elek a été profondément marquée par les événements du XXe siècle (l’enfance dans un ghetto pendant l’Holocauste, l’insurrection de Budapest en 1956 et, plus tard, les événements de 1968). Ce lien intime à l’Histoire est indissociable du cinéma qu’elle a créé. S’emparant de façon pionnière des techniques du cinéma direct dans la première partie de son œuvre, elle n’a jamais cessé – même dans la fiction – de scruter frontalement le réel, tout en lui insufflant une dimension poétique et en revendiquant une liberté de regard. Questionnant inlassablement les tensions sociales et les traumatismes historiques, ses films font preuve d’une attention particulière pour la complexité des interactions humaines et les émois solitaires des individus.

Lauréat du prix FIPRESCI, Festival de Locarno 1980

Peut-être demain
Réalisé par
Judit Elek
Langue
VOSTF
Mettant en vedette
Judit Meszléry, Andor Lukáts, Eszter Szakács
Pays
Hongrie
Année
1979
Durée
105 min
Genre
Drame, romance
Format
Numérique
Synopsis

István et Eszter vivent dans des mariages séparés jusqu'à ce qu'ils se rencontrent et tombent amoureux l'un de l'autre. Néanmoins, ni l'un ni l'autre ne veut perdre son conjoint et ses enfants. Leur relation est un secret de polichinelle pour les deux familles, ils n'ont rien à cacher, mais ils savent tous les deux que, tôt ou tard, ils devront trouver une solution à cette situation qui accable tout le monde. Le film de Judit Elek est une plongée dans la complexité des relations amoureuses de la fin de l'ère Kádár. Les scènes acrimonieuses impliquant les deux amants, tournées dans des appartements exigus, au milieu du plâtre qui s'effrite et des meubles usés, dépeignent avec une cruelle précision non seulement la tension dans les rapports intimes, mais aussi le désespoir d'une époque.

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Prix et reconnaissances

Judit Elek

Judit Elek, née en 1937 à Budapest, est une réalisatrice et scénariste hongroise. Diplômée de l'École supérieure d'art dramatique et cinématographique de Budapest, elle se révèle comme une des pionnières les plus importantes du cinéma direct, une approche inspirée du documentaire qu'elle a d'abord expérimenté au studio Béla Balázs, puis à Istenmezeje. Sa première expérience de cinéma direct date de 1963 avec Rencontre (Találkozás). À travers ses premières réalisations, elle conçoit le cinéma direct « comme un mode d'expression spécifique, susceptible d'appréhender la réalité des êtres et des choses avec une profondeur que ne peut atteindre le cinéma traditionnel, en Hongrie, alors en pleine mutation. » Son premier long métrage de fiction, La dame de Constantinople (Sziget a szárazföldön), est sorti en 1969. Il s’agit d’un portrait d'une vieille dame seule obligée de se séparer d'un appartement trop coûteux. Après la réalisation d'Une simple histoire (Egyszerű történet) en 1975, elle abandonne l'expérience de cinéma direct parce qu'elle estime en avoir épuisé les potentialités, mais surtout par scrupule, car l'intrusion de la caméra dans la vie de ceux qu'elle filme peut, à la fin, les mettre en danger. En 1984, elle tourne La fête de Maria (Mária-nap) qui est une vibrante interrogation sur un des grands noms de l'histoire hongroise, le poète et patriote Sándor Petőfi. Le film est présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes. Elle fait l'objet d'une rétrospective à la Cinémathèque française en 2024.

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Judit Elek, les fantômes et les éveillés

À partir des années 1960, Judit Elek a constitué une œuvre à la fois rigoureuse et délicate, qui s’est imposée comme l’une des plus remarquables du cinéma hongrois de son temps (aux côtés de Szabó, Jancsó ou Mészáros), et que les restaurations récentes de l’Institut national du film de Hongrie permettent de redécouvrir dans les meilleures dispositions possibles.

À propos de Judit Elek
Filmographie
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Présenté en collaboration avec