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Judit Elek, cinéaste directe

Du 28 mars au 18 avril 2025

La jeunesse de la cinéaste hongroise Judit Elek a été profondément marquée par les événements du XXe siècle (l’enfance dans un ghetto pendant l’Holocauste, l’insurrection de Budapest en 1956 et, plus tard, les événements de 1968). Ce lien intime à l’Histoire est indissociable du cinéma qu’elle a créé. S’emparant de façon pionnière des techniques du cinéma direct dans la première partie de son œuvre, elle n’a jamais cessé – même dans la fiction – de scruter frontalement le réel, tout en lui insufflant une dimension poétique et en revendiquant une liberté de regard. Questionnant inlassablement les tensions sociales et les traumatismes historiques, ses films font preuve d’une attention particulière pour la complexité des interactions humaines et les émois solitaires des individus.

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Judit Elek, les fantômes et les éveillés

À partir des années 1960, Judit Elek a constitué une œuvre à la fois rigoureuse et délicate, qui s’est imposée comme l’une des plus remarquables du cinéma hongrois de son temps (aux côtés de Szabó, Jancsó ou Mészáros), et que les restaurations récentes de l’Institut national du film de Hongrie permettent de redécouvrir dans les meilleures dispositions possibles.