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Pleins feux sur Arthur Lipsett

Pleins feux sur Arthur Lipsett (VOA)
Lieu
Salle de projection principale
Date
Le 19 novembre 2025
Durée
87 min
Cycles
Stephen Broomer présente

Le cinéaste et archiviste Stephen Broomer produit régulièrement des restaurations numériques de films canadiens le plus souvent expérimentaux, via l'organe de diffusion Black Zero. Il a récemment restauré l'unique film indépendant d'Arthur Lipsett (Strange Codes), par ailleurs conservé à la Cinémathèque québécoise. Nous profitons de sa présence pour présenter un programme entièrement consacré à Lipsett, concomitant avec la publication d'un livre à son sujet. Nous prenons aussi des nouvelles de la production expérimentale de Stephen Broomer le cinéaste, en projetant le récent Lulu Faustine.

En présence de Stephen Broomer

A Trip Down Memory Lane
Réalisé par
Arthur Lipsett
Langue
Anglais
Pays
Québec
Année
1965
Durée
13 min
Genre
Expérimental
Format
16 mm
Synopsis

A Trip Down Memory Lane est un compte-rendu surréaliste de 50 années d’actualités réalisé exclusivement à l’aide de pellicules trouvées dans les chutiers de l’ONF. Premier film de collage de Lipsett.

A Trip Down Memory Lane
Fluxes
Réalisé par
Arthur Lipsett
Langue
Anglais
Pays
Québec
Année
1968
Durée
24 min
Genre
Expérimental
Format
16 mm
Synopsis

Lipsett termine Fluxes alors que le soutien institutionnel de l’ONF tire à sa fin et que s’aggravent ses enjeux psychologiques. D’une durée inhabituelle et d’un propos plus diffus, Fluxes est aussi le film le plus hargneux et pessimiste du réalisateur.

Fluxes
21-87
Réalisé par
Arthur Lipsett
Langue
Anglais
Pays
Québec
Année
1964
Durée
10 min
Genre
Expérimental
Format
16 mm
Synopsis

21-87 est porté par les inquiétudes du cinéaste concernant la déshumanisation de la civilisation, anticipant de ce fait son agoraphobie et son retrait de la vie publique. Il s’agit du film de Lipsett ayant remporté le plus de succès lors de sa sortie.

21-87
Free Fall
Réalisé par
Arthur Lipsett
Langue
VOA
Pays
Québec
Année
1964
Durée
10 min
Genre
Expérimental
Format
16 mm
Synopsis

Film expérimental d'Arthur Lipsett, Free Fall est un assortiment d'éléments cinématographiques assemblés pour faire un commentaire ironique sur l'humanité dans le monde d'aujourd'hui. Il évoque un rêve surréaliste dans lequel la déchéance humaine nous plonge dans la banalité.

Free Fall
Strange Codes
Réalisé par
Arthur Lipsett
Langue
Anglais
Pays
Québec
Année
1975
Durée
23 min
Genre
Expérimental
Format
Numérique
Synopsis

L’appartement de l’artiste devient le théâtre d’un extravagant autoportrait en prises de vues réelles. À la limite de l’hermétisme, le dernier opus de Lipsett peut être vu à la fois comme une énigme et, pour reprendre les mots de Christopher Nutter, collaborateur de Lipsett, comme l’index du contenu de tous ses autres films.

Strange Codes
Very Nice, Very Nice
Réalisé par
Arthur Lipsett
Langue
Anglais
Pays
Québec
Année
1961
Durée
7 min
Genre
Expérimental
Format
Numérique
Synopsis

Ce premier film d'Arthur Lipsett observe l'envers de la vie courante et met au jour des anxiétés que nous tentons d'oublier. À une foule d'images en apparence familières se superposent des fragments de discours saisis au passage et une voix qui répète en boucle : « very nice, very nice ».

Very Nice, Very Nice

Arthur Lipsett

Arthur Lipsett est un réalisateur, monteur, directeur de la photographie, scénariste et producteur de cinéma québécois, né à Montréal en 1936. Engagé à l’Office national du film du Canada (ONF) en 1958, il est d’abord affecté à divers travaux d’animation. Il connait la célébrité dès la sortie de Very Nice, Very Nice (1961), réalisé au moyen de bandes récupérées dans les chutiers d’autres cinéastes. Il compose ainsi une piste sonore complexe à partir de nombreux fragments, sur laquelle il accole des images, la plupart fixes, évoquant l’angoisse et la frénésie moderne. Accueilli de manière triomphale, le film est nommé aux Oscars en 1962. Ses films suivants, 21-87 et Free Fall (1964), prennent la même forme. Lipsett y approfondit les thèmes de la dépersonnalisation et de la paranoïa, déjà présents dans Very Nice, Very Nice. Dès 1964, le cinéaste, individu nerveux, angoissé et hypersensible, commence à avoir des problèmes à fonctionner au sein de l’ONF. Il parvient toutefois à terminer trois autres films personnels avant de quitter l’organisme : A Trip Down Memory Lane (1965), Fluxes (1968) et N-Zone (1970). À partir de 1970, sa santé mentale se détériore, de sorte qu’il ne parviendra à terminer qu’un seul autre film, Strange Codes (1975), qui n’a pas la force de ses œuvres précédentes. Ses premiers films ont influencé plusieurs cinéastes américains. Stanley Kubrick lui écrit souhaiter collaborer après avoir vu Very Nice, Very Nice et lui offre de travailler sur la bande-annonce de Dr. Strangelove, ce que Lipsett décline. George Lucas dit que 21-87 est l’un des films les plus importants qu’il ait vus à l’université et avoue s’en être inspiré, notamment pour THX 1138.

Photo : Collections de la Cinémathèque québécoise

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À propos d'Arthur Lipsett
Filmographie
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