Cela fait déjà trente ans que deux cinéastes danois signèrent un manifeste exposant un vœu de chasteté pour la mise en scène au cinéma. Le refus de l'artifice, la recherche de l'authenticité en étaient les principaux éléments, rapidement moqués par les cinéastes eux-mêmes, au détour d'un plan ou d'un nouveau film contredisant leurs préceptes. Lars von Trier et Thomas Vinterberg ont marqué leur temps et une génération de nouveaux cinéastes. Mais aujourd'hui, que nous disent ces films qui tranchent avec le tout-venant de leur époque?
Une équipe de tournage se rend faire un documentaire au Conservatoire de Bruxelles. Elle se retrouve à suivre la classe de théâtre de Pierre Radowsky, un enseignant qui prône une pédagogie provocatrice qui cherche à intensifier les émotions des acteurs et actrices. Une méthode qui a tout pour conduire au pire...

Vincent Lannoo
Vincent Lannoo est un réalisateur et scénariste belge. Après avoir développé un intérêt pour la réalisation, Lannoo s'inscrit à l'Institut des arts de diffusion à Bruxelles et obtient son diplôme en 1995. Son premier court métrage, J'adore le cinéma (1998), a été présenté au Festival du film international de Bruxelles en 1999, où il a remporté le prix du meilleur court métrage européen et le Golden Iris. Lannoo fait ses débuts au cinéma en 2001 avec Strass, un film expérimental qui se déroule dans une école d'art dramatique où la réalité se mêle à la fiction. Strass est le 20e film du Dogme95. Son titre fait référence au professeur d'art dramatique américain Lee Strasberg. Il a été présenté en première mondiale au Festival du film de Namur en compétition officielle, où il a remporté le prix du meilleur premier scénario. Son film Au nom du fils (2012) a été salué par la critique, même si ses références religieuses et sa représentation de la violence ont suscité la controverse. Il a néanmoins reçu le Méliès d'or, qui récompense la meilleure œuvre européenne fantastique ou de science-fiction.






