Du Mercredi 06 Juin 2012 au Mercredi 27 Juin 2012

Rencontre avec cinq femmes remarquables

Cinq séances consacrées à des pionnières du militantisme québécois du XXe siècle, des femmes inébranlablement dévouées à la justice sociale sous ses nombreuses déclinaisons, qui ont fait l’objet de documentaires au cours des dernières années. Partant d’un hommage à Madeleine Parent, décédée récemment, par le biais de l’œuvre Madeleine Parent : Tisserande de solidarités (Sophie Bissonnette, 2001), cette programmation souligne aussi l’engagement de Laure Gaudreault (Rencontre avec une femme remarquable : Laure Gaudreault, de Iolande Cadrin-Rossignol, 1983), Léa Roback (Des lumières dans la Grande Noirceur, de Sophie Bissonnette, 1991), Simonne Monet-Chartrand (Une vie comme rivière, d’Alain Chartrand et Diane Cailhier, 1996) et Irene Kon (Irene the Lionhearted, de Josephine Mackay, 2006). La projection des documentaires sur ces contestatrices d’un autre temps se fera en présence des cinéastes, du 6 au 27 juin. Le très court métrage d’Éve Lamont, Le moteur de l’histoire (2000), en hommage à Flora Tristan, fera aussi partie de la programmation.

Rencontre avec une femme remarquable: Laure Gaudreault (1983) de Iolande Cadrin-Rossignol nous raconte, à l’aide d'archives et de scènes jouées par des comédiens, la vie de Laure Gaudreault. Cette institutrice, journaliste et syndicaliste consacra sa vie à sortir le Québec de son ignorance, de sa naïveté et de sa servilité. La comédienne Louisette Dussaultincarne ce personnage aux multiples facettes et fait revivre son combat.

Des lumières dans la grande noirceur (1991) de Sophie Bissonnette, se concentre sur une seule protagoniste. Le documentaire honore une activiste de 86 ans du nom de Léa Roback par laquelle le film suit les événements qui composent l'histoire sociale et politique du Québec et aborde également les expériences de Léa Roback, qui a grandi en tant que Juive dans une petite ville du Québec.

Madeleine Parent (2002) de Sophie Bissonnette décrit aussi une femme engagée politiquement. Organisatrice syndicale et féministe de renom, Madeleine Parent est tellement méprisée par Maurice Duplessis, premier ministre autoritaire du Québec dans les années 1950, que ce dernier s'assure qu'elle soit constamment harcelée par la police.

Irene the Lionhearted (Irene au cœur de Lionne) (2006) de Joséphine Mackay. Un portrait intime, poétique et historique de la vie d'Irene Kon, première femme dirigeante d'une compagnie de publicité au Canada, le jour, et militante communiste le soir, tel que vue à travers le regard de sa petite fille. Une femme fascinante , elle aussi victime de la répression duplessiste, trop peu connue du côté francophone. Irene Kon est aussi la mère de la cinéaste montréalaise Tanya Ballantine.

Une vie comme rivière (1996) d'Alain Chartrand et Diane Cailhier. La vie de Simonne Monet-Chartrand, c'est l'histoire d'une femme qui, jeune fille, a décidé d'améliorer la société et n'a jamais renoncé à ses idéaux de jeunesse. Devenue épouse du syndicaliste Michel Chartrand et mère de sept enfants, cette humaniste militante fut engagée dans tous les mouvements sociaux des cinq dernières décennies du vingtième siècle

 

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