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Entretiens avec les organisateurs du Festival
September 2026

À l'été 2026, Jean Hamel, ancien directeur de l'APJCQ et du Festival international du cinéma Super 8 du Québec, a réuni quatre collaborateurs de l'époque dans le studio de l'INIS pour discuter de leur travail au sein du festival et des souvenirs qu'ils en gardent. Les témoignages réunis dans cette section offrent une perspective inédite et personnelle sur cet événement unique du paysage cinématographique québécois.

Chantal Éthier - Pourquoi Michel Payette a choisi le Super 8

Michel Payette était un jeune économiste dans la vingtaine lorsqu’il a commencé à s’intéresser au cinéma. Invité par des amis à travailler sur des plateaux de tournage, sa vie allait prendre tout un virage. Après des débuts comme assistant à la régie et recherchiste, il s’inscrit à des cours de cinéma à l’UQAM et à Concordia. 

En 1978, il réalise Bar Rock, tourné en Super 8 sur les ruines encore fumantes d’un bar incendié. Le tournage se déroule sur deux nuits, avec l’aide de deux amis. Michel est séduit par la souplesse et l’efficacité de ce format. Le fim sera présenté dans plusieurs festivals à travers le monde et primé à Montréal et à Toronto. 

Lors de l’assemblée générale de juin 1978, il fait donc partie de ceux qui souhaitent changer le nom et la vocation de l’Association des cinéastes amateurs du Québec, pour l’Association pour le jeune cinéma québécois. Les membres votent aussi pour que l’organisme soutienne la production et la diffusion du Super 8, moins dispendieux que le 16mm. 

Michel avait également travaillé sur deux films en 16 mm, en tant que producteur délégué : Mécanique matinale et Les bleus la nuit (gagnant le prix de la critique pour le meilleur court métrage). Mais cette expérience lui avait aussi démontré à quel point trouver du financement pouvait être laborieux. Faire du cinéma, oui, mais faire en sorte que ce moyen de création soit à la portée d’un plus grand nombre de créateurs, voilà qui serait encore mieux, pense-t-il. 

Après sa nomination comme directeur général de l’Association, en janvier 1981, il rédige plusieurs mémoires qui supportent cette conviction, dont « Une alternative pour un cinéma populaire et accessible», destiné à la Commission d’études sur le cinéma et l’audio-visuel. Dans ce mémoire, il note : « la création et l’expression cinématographique doivent être rendues accessibles à tous et le Super 8 nous apparaît définitivement comme un instrument privilégié de cette politique ».

À peine arrivé en poste, début 1981, un des objectifs du nouveau directeur général sera de transformer le Festival international du film Super 8 en véritable rendez-vous des cinéphiles. Dans cette optique, le festival s’installe finalement, dans la toute nouvelle salle de la Cinémathèque québécoise, en 1983. C’est également sous la gouverne de Michel que l’équipe organise une tournée régionale du festival à travers le Québec, en compagnie d’invités étrangers. Ainsi, des cinéastes de France, de Belgique, de Grande-Bretagne, de Tunisie et d’Amérique du Sud pourront aller à la rencontre des cinéphiles du Québec. Une autre façon de rendre le cinéma plus accessible…

Jean Hamel

Collaborateur à l’organisation du 1er Festival intercollégial du film Super 8 organisé par le cégep Ahuntsic, coordonnateur des éditions de 1980 à 1985 et ensuite directeur du Festival international de 1986 (7e festival) à 1988 (9e festival). Il a contribué à la transition vers la vidéo et le changement de nom pour Festival international du jeune cinéma. Il a été président du conseil de l’Association pour le Jeune Cinéma québécois (APJCQ) au moment de la « Guerre du Super 8 » et il a succédé à Michel Payette comme directeur de l’Association à l’automne 1985.

Sylvain Bernier : Transition de l’ACAQ vers l’APJCQ et le Super 8

Sylvain Bernier

Administrateur de l’Association, collaborateur aux publications, directeur technique du Festival et formateur (il est le plus ancien du groupe au niveau de son implication dans le développement du Festival), également réalisateur du faux documentaire Vincent Lagacé, primé en 1981 dans le cadre du 2e Festival.

Denis Laplante

Collaborateur à l’organisation du 1er Festival intercollégial du film Super 8 organisé par le cégep Ahuntsic, collaborateur et programmateur du Festival international de 1980 (1ère édition) à 1990 (11e édition), également formateur et réalisateur de films présentés dans le cadre du Festival (La longue marche de Béno et Zéda et Un trou au cœur)

Jean Hamel : Triangle Montréal-Bruxelles-Caracas

Chantal Éthier

Responsable des communications et des relations avec les médias et membre du comité d’organisation des éditions 1981 (2e festival) à 1985 (6e festival)

Movie-vous : faites un film

Chantal Éthier et Sylvain Bernier s’entretiennent sur la création de la campagne de recrutement Movie-vous, faites un film de l’Association pour le jeune cinéma québécois. Le film invitait la population québécoise à créer ses propres images.

Johanne Aubry

Coordonnatrice du Festival international de 1986 (7e festival) à 1988 (9e festival).

Souvenirs du festival

Johanne Aubry, Chantal Éthier, Jean Hamel et Denis Laplante se remémorent des moments importants des différentes éditions du Festival international du film Super 8 du Québec.

Vincent Lagacé (Sylvain Bernier, 1981)

Sylvain Bernier s'entretient sur son film Vincent Lagacé, gagnant du premier prix de la compétition internationale lors de la deuxième édition du Festival international du film Super 8 en 1981.

Un trou au coeur (Denis Laplante, 1987)

Denis Laplante s'entretient sur son film Un trou au coeur, programmé lors de la huitième édition du Festival international du film Super 8 en 1987.